Will Bonga, vieux pèlerin !

Les Groupes familiaux Alfa-Del
 
pour les proches (familles et amis/ennemis)
de personnes affligées d'alcoolisme

Personnes troublées, névrosées, dysfonctionnelles
Dysfonction neurologique héréditaire chronique
Schizophrénie et troubles apparentés

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Pardonne-moi, Seigneur, mes petites plaisanteries à ton sujet
et je te pardonnerai ton énorme plaisanterie à mon sujet. -- Robert Frost

Ivresse mentale | maladie mentale | mentalité


Ivresse mentale, émotive, sobriété sèche ...

Voilà une expression qui appartient en propre aux Alcooliques anonymes et aux Groupes familiaux Alfa-Del pour familles dysfonctionnelles, amis et ennemis des alcooliques. On ne retrouve cette expression nulle part ailleurs que dans les AA et les GFA. Les psychologues et les psychiatres parlent plutôt de psychose ou de délire, c'est-à-dire d'une perte de contact avec la réalité. (Délire : du latin de lira, hors du sillon, hors des rails, « déconnecté ».)

Supposons quelqu'un qui se présente en état d'ivresse dans un congrès des Alcooliques anonymes et qui est tout à fait sûr de ne pas être alcoolique. Il est bien saoûl dans un congrès des AA mais il n'est pas alcoolique. Oh non, jamais de la vie ! il vient là uniquement pour voir ce qu'il pourrait faire pour aider un de ses copains qui a un petit problème de boisson ! N'a-t-il pas perdu contact avec la réalité ? Ne tient-il pas des propos délirants ? N'est-il pas en état de psychose ? Une psychose dans ce cas-ci induite par une substance, l'alcool. Délire alcoolique, délire psychotique...
  *** Supposons Gère-Mène (Enabler) qui est séparée, divorcée depuis nombre d'années et dont l'ex-conjoint est décédé entretemps, mais qui n'a jamais assumé l'échec de son mariage et qui n'en finit jamais de régler ses comptes avec les hommes. Ce que Gère-Mène (alias Compète, alias Iconopète) a vécu avec un homme, ce n'est pas la faute des hommes, ni celle des femmes non plus. Mais Gère-Mène en veut aux hommes, tous les hommes, et elle en veut aux femmes presque autant qu'aux hommes. Quelle est donc la personne à qui elle en veut le plus ? N'a-t-elle pas perdu contact avec la réalité ? N'est-elle pas en état d'ivresse mentale ou émotive ou en psychose ? Saoûle de ses émotions ? Ne tient-elle pas des propos délirants ? Il est possible et même probable que Gère-Mène soit lesbienne et qu'elle soit simplement incapable d'assumer son identité sexuelle. (Les hommes constituent à peine 10% du membership des GFA au Canada en 2006 !)
  *** Le père Gédéon, quand sa femme est décédée, a fait une ivresse mentale. Cherchant son linge dans la garde-robe, il voyait apparaître Démerise ! Les gens de son entourage avaient beau lui dire : « Ben voyons, père Gédéon, Démerise est morte, elle ne reviendra plus. » Le père Gédéon a nié et halluciné pendant quelque temps. Il lui a fallu quelques semaines pour accepter cette réalité. Certaines réalités ne sont pas faciles à accepter.
  *** Les hallucinations et les délires sont les deux princpales expressions de la décompensation psychotique, c'est-à-dire « un état de "rupture" qui va permettre à tous les troubles pré-existants de se libérer brusquement et parfois violemment, avec notamment un accès de bouffées délirantes pouvant mettre le sujet en danger, ou présenter un danger pour l'extérieur. [...] La personne tombe alors dans un univers totalement inaccessible à la "raison", se débat avec ses délires en étant totalement persuadée que c'est la réalité. » (fr.answers.yahoo.com) -- [Décompensation psychotique : réaction émotive inappropriée ou exagérée.]
  *** Si cette décompensation, cet état d'ivresse mentale ou émotive dure quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, on parle alors d'un épisode psychotique. Mais si cela dure des annnées, on parle alors d'une psychose chronique, c'est-à-dire de schizophrénie.

Il y a dans la schizophrénie, tout comme dans l'alcoolisme, un facteur héréditaire (génétique) et aussi un facteur environnemental (le vécu de la personne). Où finit l'hérédité, où commence l'environnement ? Voilà la grande question. Lorsque plusieurs personnes dans une même famille dysfonctionnelle sont atteintes d'une maladie mentale (schizophrénie, dépression majeure, trouble bipolaire ou trouble de personnalité limite), le facteur génétique est particulièrement évident. Lorsqu'il ne semble pas y avoir ce facteur génétique ou de chronicité, la psychose peut alors être induite par des circonstances éprouvantes (séparation, divorce, décès soudain dans l'entourage immédiat, perte d'emploi ou de statut social, maladie physique, etc.) et elle est alors généralement temporaire ou provisoire. On parle là aussi d'un épisode psychotique.

L'ivresse mentale, tout comme la schizophrénie, est souvent caractérisée par un discours délirant ou négatif (le caroussel de la négation), c'est-à-dire n'ayant pas ou peu d'emprise sur le réel. (Voyez « trouble délirant ».) On trouve dans l'Internet de nombreux exemples de discours délirants en lien avec l'ivresse mentale. Il faut savoir que, dans certaines circonstances particulièrement stressantes ou lors d'événements traumatisants (guerre, famine, etc.), n'importe qui peut devenir fou ou folle et se mettre à délirer, n'importe qui peut vivre un épisode psychotique ou faire une psychose. Une personne sur cinq vivra au cours de sa vie un épisode de maladie mentale (dépression, etc.), soit 20% de la population. Il ne s'agit pas d'une maladie rare mais au contraire d'une maladie très répandue. (Une maladie rare n'affecte généralement qu'une personne sur 10 000, 100 000 ou 1 000 000. Or la schizophrénie affecte une personne sur 100, soit 1% de la population mondiale, indifféremment des classes sociales, des races (si une telle chose existe), des langues, des religions, des cultures, des pays, des frontières, etc. C'est dire que nous avons tous une chance sur 100 de vivre un épisode de psychose, d'ivresse mentale ou de déni, à un moment ou à un autre de notre vie. Faut-il s'en inquiéter ? Mieux vaut s'informer afin de mieux prévenir.

Le suicide est la première cause de mortalité chez les personnes affligées de schizophrénie. Dix pour 100 des personnes schizophrènes finiront par mettre un terme à leurs souffrances. Dix pour 100 de un pour 100 de la population, c'est-à-dire une personne sur 1000 finira par s'enlever la vie pour cause de schizophrénie, quoi qu'on dise ou quoi qu'on fasse. Car voilà bien la question fondamentale, celle d'une souffrance innommable.

Sources et ressources :
Institut universitaire en santé mentale de Québec,
Archives Canada - InfoPsy,
Fondation des maladies mentales,
Société québécoise de la schizophrénie,
Troubles psychotiques, Thérapie cognitive,
Wikipédia, les AA, etc.
Voir aussi : trouble d'anxiété généralisée (TAG), trouble obsessionnel-compulsif (TOC).

Gulemo, 7 février 2009 -- pel-anon.org/gfa/ivresse.html

Note : Voudrait-on convaincre les professionnels de la santé et des services sociaux de l'utilité et de la pertinence des GFA, ces derniers se devraient d'utiliser la même terminologie que les professionnels.


Au Brésil récemment (mars 2009), un avortement thérapeutique (le seul autorisé au Brésil) a été pratiqué pour sauver la vie d'une fillette de 9 ans enceinte de jumeaux après avoir été violée à répétitions pendant trois ans par son beau-père aujourd'hui âgé de 23 ans. L'évêque de Recife, Jose Cardoso Sobrinho, et le prélat de l'Église d'Amérique latine, le cardinal Batista Re, ont excommunié (banni, rejeté, exclu) la mère de la fillette ainsi que le médecin et l'infirmière qui ont pratiqué l'avortement. Mais ils n'ont pas excommunié l'abuseur. Selon le cardinal : « Le viol est une faute moins grave que l'avortement » ! Évêques schizophrènes ? Il vivent dans des manuels de théologie, comme Gère-Mène dans son manuel de service, et ont complètement perdu contact avec la réalité. • Même les évêques, archevêques, cardinaux, (et même le pape !), peuvent succomber à l'ivresse mentale et devenir psychotiques ! Il y a un tel évêque à Québec, un à Montréal, et d'autres ailleurs. Dans les GFA, les évêques sont les Gère-Mène, Compète, Iconopète... Il y en a deux à Québec, deux à Montréal, et d'autres ailleurs. Envers qui ces VHMB sont-elles « directement reponsables »? Et la terre tourne, les années passent, la vie s'en va. La vie s'étiole, et l'Église et les GFA se meurent. • P.S. Vu les protestations venues de partout dans le monde, l'excommunication a été levée et le jeune violeur-pédophile risque maintenant une peine d'emprisonnement de 15 ans. Mais l'image de l'Église (et des GFA) n'en est pas moins ternie une fois de plus. Que restera-t-il ? ... Source : Le Figaro, temoignagechretien.fr, topchretien.com, et Second Regard.

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Que deviennent les enfants d'alcooliques (souvent hyperactifs
comme les alcooliques eux-mêmes) à l'âge adulte ?

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Si Gère-Mène a épousé un ivrogne, c'est qu'elle en était un allié naturel !
Un malade en attire un autre et cela n'est nullement la faute des seuls hommes.

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